エスペラント語、国際言語
メインようこそcx=ĉ, sx=ŝ, hx=ĥ, jx=ĵ, sed uxx=ŭ


エスペラント語、国際言語 : 文化

1) La période précédant la première guerre mondiale

L'espéranto a été créé par un ophtalmologiste polonais du nom de Zamenhof.

Son premier livre, nommé Lingvo internacia, paraît le 26 juillet 1887 en version russe. Son créateur ayant signé sous le pseudonyme Doktoro Esperanto (docteur qui espère), on donnera par la suite à sa langue le nom espéranto.

Cette langue à vocation universelle est loin d'être le seul essai qui a été fait. L'idée d'une langue pouvant pallier aux difficultés de la communication internationale remonte au XVIIème siècle en Europe (cf. lettre de Descartes à l'abbé Mersenne en 1629 par exemple), et on estime à plusieurs centaines le nombres de langues artificielles ainsi construites.

L'espéranto et le Volapük (inventé en 1879) sont les seules à avoir eu un certain succès, le volapük ayant disparu face à l'espéranto.

L'expansion de l'espéranto à ses débuts a été relativement rapide : en septembre 1887 apparaissait déjà la version française du premier livre.

C'est à Nuremberg en 1888 qu'est apparu le premier club, sur les ruines d'un ancien groupe volapükiste.

Ce club fera ensuite paraître la première revue espérantiste en septembre 1889 : La Esperantisto. Cette première revue comportait déjà les noms de 1000 espérantistes, dont 5 français, deux ans seulement après la création de la langue.

En 1895, La Esperantisto dût arrêter sa parution du fait de la censure tsariste, après que Tolstoï se fut exprimé en faveur de cette langue, affirmant l'avoir apprise en une dizaine d'heures : « Les sacrifices que fera tout homme de notre monde européen, en consacrant quelque temps à son étude, sont tellement petits, et les résultats qui peuvent en découler tellement immenses, qu'on ne peut se refuser à faire cet essai ».

Cependant, cela n'arrête pas la propagation de l'espéranto puisqu'en 1898 est créé en France la SPPE : Société Pour la Propagation de l'espéranto. La progression de l'espéranto est importante à cette époque : le nombre d'adhérents à la SPPE passe par exemple de 1800 en 1902 à 4170 en 1906.

Du 5 au 13 août 1905 a lieu le premier congrès universel d'espéranto (UK : Universala Kongreso) à Boulogne-sur-Mer, en France, réunissant 688 participants de 20 pays. Depuis, l'UK réunit chaque année dans un pays différent des milliers d'espérantistes.

La culture se développe également, avec de nombreuses traductions mais aussi versions originales. C'est ainsi qu'après être devenu président d'honneur du groupe espérantiste l'écrivain Jules Verne commença l'écriture d'un roman mettant en scène un espérantiste : Voyage d'exploration, roman jamais fini du fait de sa mort en 1905...

En 1907 eut lieu une crise majeure dans l'histoire : la crise de l'Ido. Née de la divergence d'opinion sur la question de réformes de la langue, celle-ci porta un coup dur au mouvement espérantiste en France (le nombre de membres de la SPPE passe ainsi de 4170 en 1906 à 2900 en 1907, même si le nombre de groupes passe de 123 à 180)...

La progression continue tout de même jusqu'à la guerre (SPPE, renommée entre temps SFPE (Société Française Pour l'espéranto) compte 8385 membres en 1912, et on dénombre 371 cours en France en 1913 dont 46 dans des écoles).

Le 2 août 1914, l'Universala Kongreso qui devait se tenir à Paris et comptait 3739 inscrits est annulé du fait de la guerre imminente...


2) Première Guerre Mondiale et entre-deux guerres

La guerre s'ouvrit donc pour les espérantistes avec l'annulation du congrès, Zamenhof et sa famille retenus à Cologne ne pouvant même pas atteindre Paris.

Il est intéressant de voir que même si ces cinq années l'espéranto ne put se développer, il servit tout de même beaucoup, par exemple dans les tranchées, dans les hôpitaux militaires, dans les camps de détention.

La YMCA distribue ainsi des brochures d'apprentissage aux prisonniers de guerre, tandis que la Croix-Rouge recommande son apprentissage via une circulaire aux infirmiers militaires et la commande de 10000 exemplaires de l'Esperanto Ruĝa Kruco traduit en sept langues. On retrouve ainsi par exemple sur des cartes postale d'époque de la Croix-Rouge :

« Per Esperanto, oni kuracas internacie la vundintoj Per Esperanto, oni kuraĝigas la fremdajn mortantojn »


« Grâce à l'espéranto, on soigne internationalement les blessés, grâce à l'espéranto, on encourage les mourants étrangers ».


Il est intéressant de savoir que durant la guerre les allemands utilisaient l'espéranto pour leur propagande, jetant des tracts en espéranto sur la France au moyen d'avions ou de ballons !

Apparaissait aussi la note :

« por eviti eldonadon en diversaj lingvoj, tiu bulteno aperas nur en Esperanto, neùtrala helplingvo. Interpretistoj por tiu lingvo troviĝas en ĉiu iom grava urbo de ĉiuj civilizitaj landoj. »


« pour éviter l'édition dans diverses langues, ce bulletin paraît uniquement en espéranto, langue auxiliaire neutre. Des interprètes pour cette langue se trouvent dans toute ville suffisamment grande de tout pays civilisé. ».


En réaction paraît un comité français « Pour la France, Par l'espéranto »...

Zamenhof meurt en 1917.

Dès 1920, la Société Des Nations reçoit des propositions de résolution en faveur de l'espéranto, qui rencontrent une forte opposition de la part des représentants français, la langue française étant déjà « universelle dans tout le monde de la pensée »...

Avril 1922 donne naissance à un manifeste recommandant l'accélération de l'enseignement de l'espéranto comme première langue vivante après une conférence au palais de la SDN, soutenu par les éducateurs de 28 pays et les délégués officiels de 16 gouvernements.

Le 21 septembre 1922, le rapport « L'espéranto comme langue auxiliaire internationale » est enterré par l'opposition française... Entre temps, le 3 juin 1922, Léon Bérard alors Ministre de l'Instruction Publique en France avait fait paraître une circulaire interdisant l'enseignement et la propagande pour l'espéranto dans les écoles françaises, comme concurrent de la langue française... En dépit du soutien exprimé par l'Académie des Sciences en 1921 !

En 1923, Albert Einstein est président d'honneur du IIIe congrès de l'Association Mondiale Anationale (SAT)...

En 1935, le ministre de l'éducation du IIIe Reich interdit l'enseignement de l'espéranto, Adolf Hitler ayant critiqué cette langue dans un discours, sachant qu'en 1922, 630 enseignants l'apprenaient à leurs élèves en Allemagne, alors que l'interdiction française est annulée en 1924 par le gouvernement d'édouard Herriot.

En 1939, la SFPE ne compte plus que 2607 membres, malgré les efforts de propagande (notamment via le développement du cinéma : dialogues en espéranto dans le film américain Idiot's Delight, apparition d'enseignes écrites en espéranto dans des films de Charlie Chaplin, ... , ou encore via les auberges de jeunesse). L'UK de Paris en 1932 accueille 1650 inscrits de 36 pays.

Au niveau de l'enseignement, la situation est relativement bonne : on estime à 10000 personnes le public des cours durant l'année 1935-36.

En 1936, Dimitri Snejko est le premier espérantiste russe à être arrêté en URSS dans le cadre des purges staliniennes. 1936 est aussi l'année de création en Europe centrale de l'Esperantista Inter-helpo (Aide espérantiste), dans le but de venir en aide aux victimes de la terreur nazie, et en particulier aux juifs allemands. Avec la Croix-Rouge internationale et le gouvernement suisse, il fit parvenir de la correspondance et des vivres aux personnes internées dans les camps de concentration.



3) De la Seconde Guerre Mondiale à 1994

La seconde guerre mondiale va considérablement freiner l'espéranto malgré les efforts accomplis. En 1945, la SFPE compte 995 membres, 2747 en 1946. Ce chiffre va descendre après 1947 : en 1950, on ne compte plus que 1534 membres. L'UK de Paris accueille tout de même 2325 congressistes cette même année.

En 1952, des espérantistes rachètent le château de Grésillon pour en faire une maison de la culture espérantiste, ce qu'il est toujours actuellement. L'espéranto continue sa route en France sans percée.

En 1954, puis en 1985, l'UNESCO adopte deux résolutions en faveur de l'enseignement de l'espéranto (disponibles en annexe), demandant de poursuivre son introduction dans les écoles.

En 1994, UFE (anciennement SFPE) compte 845 membres. Il faut noter d'ailleurs que ce chiffre est inférieur au nombre de membres français de l'association internationale d'espéranto (qui en compte 1087)...


4) Situation actuelle

Il semblerait qu'il y ait un renouveau de l'espéranto depuis moins d'une dizaine d'année. L'évolution de nouveaux modes de communication et de déplacement et l'internationalisation des relations n'y sont sans doute pas étrangers.

Depuis 1994, la Hongrie a permis que l'espéranto soit présenté aux examens officiels. Plus de 24000 élèves l'avaient déjà présenté entre cette période et 2004, faisant de l'espéranto la troisième langue présentée aux examens dans ce pays après l'anglais et l'allemand.

Internet a eu un effet important pour l'espéranto, qui se trouve maintenant associé à de nombreux projets (distributions linux traduites en espéranto, sites internet, télévision internationale en espéranto diffusée sur le net, ...)

Aux dernières élections européennes, un parti espérantiste était présent afin de faire parler de la langue malgré l'opposition de nombreux membres à ce projet pour cause de neutralité. Pour la présidentielle de 2007, plusieurs candidats se sont d'ors et déjà prononcés en sa faveur...

En juin 2006, les jeunes socialistes italiens ont voté une proposition demandant que son enseignement soit possible. L'espéranto aurait-il de nouveau le vent en poupe ?
ショップ
チャットルーム
En ligne
リンク集

Valid CSSEsperantomondo, 木曜日 28 8月 2008
12:42 - ウェブサイトで行われ セバスチャン
IP : 38.103.63.60 , Bot
Valid XHTML 1.0 Transitional